15- La réticence
C’est une figure qui consiste à s’interrompre avant d’achever l’expression d’une
pensée, tout en laissant entendre ce qu’on ne dit pas.
Ex : Mon frère, vous seriez charmée de la connaitre…c’est une femme qui…Ah…une
femme…
16- L’hypallage
Elle consiste à attribuer à un objet l’acte ou l’idée convenable à un objet voisin,
autrement dit, à appliquer à un mot ce qui ne convient qu’à un autre de la même
phrase.
Ex : Le marchand accoudé sur un comptoir avide.
17- La prosopopée
C’est un procédé par lequel l’orateur ou l’écrivain prête la parole à des êtres
inanimés, à des morts, à des absents.
18- La métonymie
La métonymie désigne quelque chose qui se trouve dans un rapport voisin avec ce
que le mot signifie habituellement, c’est-à-dire :
→ Le tout pour la partie (ameuter la ville = tous les habitants de la ville) ;
→ Le contenant pour le contenu (boire un verre = le vin qu’il y a dans le verre) ;
→ la cause pour l’effet (aimer les gravures = aimer les dessins faits avec la technique de la
gravure) ;
→ Le symbole pour la réalité (la colombe = la paix), etc.
19- La synecdoque
Est une métonymie qui désigne un lien d’inclusion, c’est-à-dire la partie pour le tout :
« Enfin avec le flux nous fait voir trente voiles » (Pierre Corneille) (les voiles = les
navires).
20- L’allégorie
L’allégorie utilise sur plusieurs vers un symbole, une personnification, une image
pour définir une notion abstraite.
EX : « Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma douleur, donne-moi la main ; viens par ici […] » (Charles Baudelaire)
21- L’anagramme
L’anagramme est un mot qui se décompose en syllabes et donne naissance à d’autres
mots.
EX : « GÉNIE – naît de la neige, son nid » (Michel Leiris)